Affronter ses peurs (2) cela s’entraine !

La methode d’Harry Potter pour affronter ses peur, c’est de les ridiculiser.

Qu’en est-il de la peur de l’échec, peur des conflits, peur des autres, peur du chômage, d’être mal aimé, de se voir vieux et malade, et de la peur de ce qu’on ne nomme pas, la peur de la mort ?

Il y a des peurs beaucoup plus difficiles à affronter.

j’ai vu quelques adultes (ou ados) froncer des sourcils – j’ai des super lunettes qui voient tout – , l’exercice affronter ses peur avec « Ridikulus » c’est bon pour les enfants. Il y a certaines peurs vraiment compliquées, sans causes apparentes, logiques, explicables, conscientes… Les plus incidieuses appartiennent à la même famille et sont les angoisses et l’anxiété.

Un exercice ne changera pas tout un processus de fonctionnement, mais sera un des accès au changement.

Chaque jour à venir apporte son lot d’inconnu, et toute situation nouvelle nous met en insécurité. L’inconnu fait peur, que nous soyons petits ou grands. Seule l’expérience va nous permettre de supporter cet inconfort avec le temps. Le travail sur les émotions est fondamental dans l’entrainement sophrologique et propose une porte vers l’ouverture de la conscience.

1. Observation

On passe par une phase d’observation, de corporalisation, de vivance. Le cheminement sophrologique va se distinguer d’une psychothérapie (et le compléter) parce qu’il n’a pas besoin de nommer la peur, ni chercher le pourquoi du comment. On constate simplement les effets de l’émotion sur soi, comment c’est vécu psychiquement et physiologiquement à l’intérieur de soi : je suis tendu, je suis anesthésié, j’ai mal, j’ai les pensées qui tournent en rond, j’évite, etc*… L’émotion sert de détecteur, le système limbique primitif apporte les informations au corps, allume le panneau triangulaire « attention » sur le côté de la route, le conducteur est allerté par le panneau et porte attention.

2. Centrage, intériorisation

Faire appel consciemment au calme à la détente n’est pas la plus facile des attitude. C’est pourquoi on s’entraine. Car lorsque le panneau « attention » s’allume, le conducteur a plutôt tendance à laisser son instinct prendre la conduite.

Cet instinct est primitif, les émotions prennent le contrôle du cerveau. L’amygdale (pas celle au fond de la gorge, non, sa cousine du même nom !) est le centre de traitement des émotions, elle reconnait les émotions grâce aux perceptions. Il en resulte  3 actions possibles, combattre, fuir, ou faire le mort.  La peur, notamment, va créer un court-circuit empêchant le néocortex (centre de la raison logique rationnelle) de travailler. Normal, en situation de survie, il vaut mieux prendre ses jambes à son cou que de reflechir. Rapide, mais un peu bête, et pas toujours adapté.

Donc, pour mettre en harmonie l’instinct limbique avec mon pré-frontal pensant : je me recentre. Je me place corporellement et mentalement devant le choix et la possibilité d’agir en toute conscience.**

3. Connections/créativité

Et au final, je sors ma baguette magique (oh, non ! Oups je recommence)

Ensuite, je fais tourner ma merveilleuse machine cervicale avec toutes les connections de neurones pour trouver une solution nouvelle, originale et créative, bref, la solution adaptative. Qu’est-ce que j’ai en moi, qu’est-ce qu’il y a autour de moi, qui, comment, etc… Un grand balayage de questions, de possibilités, de stratégies, de petits pas, de patience… Et abattons nos plus beaux atouts : sachant que si j’ai tiré la carte de l’humour, c’est tout bonus car avec le rire, physiologiquement  je fais fonctionner le système parasympathique, et psychiquement j’active la prise de recul.***

Bref, voilà pourquoi cela demande un certain entrainement. Et je me permettrai d’adoucir le jugement et compatir auprès de ceux qui ont de « grandes » peurs : Harry aussi, il en a des grandes. Quand il passe à son tour au petit jeu, ce n’est pas une araignée, un serpent ou un camarade mal intentionné que l’épouventard a choisi de jouer… mais quelque chose dépassant les peurs enfantines : un détraqueur qui en veut à sa vie… cela lui demandera de l’apprentissage et de la confiance dans l’aide de ses amis.

Avant de baisser les bras, et si on commençait par s’exercer avec des petites choses, des petits courages quotidiens ?

Je propose donc, à vous les adultes (et ados) qui avez de « grandes » peurs de relire le petit exercice rigolo et de le faire, simplement comme un enfant, en changeant une des règles de base : un « j’aime pas » va remplacer la peur. Ne me dites pas que vous n’avez pas de « j’aime pas », je n’y crois pas. Une relation houleuse avec son voisin ? Les embouteillages ? Le métro bondé ? Le gateau de tante Yvonne**** ? Le gamin qui crie ?… A vous de jouer et d’inventer une fin différente de d’habitude dans votre scénario.

les notes sont pour les sophrologues :
*exercices de RDC1 permettant la corporalisation, le recueil des sensations en entraînant la réceptivité.
** Les exercices sont le centrage, l’ancrage, le déplacement du négatif, l’activation du positif.
*** RDC2 contemplation, RDC3 méditation, et RDC4 capacités, valeurs, etc. tout un programme !
**** Je m’excuse auprès des Yvonne.

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