Travailler l’attention : Exercices des cosmonautes

Pour travailler la faculté de l’attention et aider à fixer les pensées, voici des exercices issus des méthodes d’entrainement des cosmonautes.

Exercer le mental à l’attention, cela peut s’entrainer. Travailler le maintien de l’attention et la maîtrise de soi pour limiter volontairement et diriger la pensée sans détours, peut se faire en fixant l’esprit sur un objet déterminé.   Une des propositions de la sophrologie est la pratique de la concentration sur un « objet neutre ». Parfois cet exercice est ressenti comme une tâche ardue. On peut s’exercer de manière autonome et peut-être plus amusante avec ces 2 propositions. Elles sont simples mais pas aussi faciles qu’il n’y parait. Elles peuvent se faire le matin ou en journée.

  • Droit sur la chaise, tête droite, lever latéralement le bras droit jusqu’à hauteur des épaules, tourner la tête à droite en regardant le bout des doigts, garder le bras et le corps décontracté et occuper l’esprit à la présence du corps et à la respiration (on peut compter jusqu’à 60).

Maintenir le bras pendant une minute au moins dans cette position.

Faire de même avec le bras gauche.  Augmenter peu à peu le temps de pause.

  • Prendre un verre d’eau entre les doigts, tendre le bras droit bien droit face à soi. S’immobiliser sans être tendu mais ferme.

Idem pour l’autre bras. Augmenter peu à peu le temps de pause.

Une petite remarque  : il est parfois difficile de garder le bras à l’horizontale, on peut ressentir dans cette position une douleur…  Le poids, l’attraction terrestre et la position figée peuvent provoquer une crispation du bras. L’intérêt de l’exercice n’est pas d’aller jusqu’à la douleur, et surement pas de provoquer une tension.

Des aménagements sont possibles : levez le bras moins haut… ou essayez le geste en mouvement, avec une toute petite pause à la verticale, tout en restant attentif ce que les bras restent décontractés. L’intention de l’exercice est « l’attention » dans la posture, pas de « tenir à tout prix » dans la douleur.

Un autre axe d’exploration mentale, si on garde la posture avec ce ressenti de « douleur » (modérée et tolérable), sera de se poser et creuser cette question : « qu’est-ce que je fais de ma douleur ? » Peut-être essayer de proposer à mon bras de garder la posture sans me tendre à ce point pour ne pas provoquer la douleur… Peut-être essayer d’observer comment mon mental gère la douleur ? Est-ce vraiment une douleur ? Ou juste l’information d’une tension ? Que puis-je faire de cet inconfort ? Me focaliser dessus ? Ou faire avec et mettre mon attention sur d’autres aspects de l’expérience ? … En ce qui me concerne, souvent j’accompagne ce ressenti avec un « bienvenue ma douleur », qui me permet de lui dire, « je t’ai ressentie, je sais que tu es là » et de l’observer, l’accepter, puis de me permettre de la quitter pour penser à autre chose… Elle est là, je sais, je l’accepte faisant partie de moi, mais je vais m’interesser à autre chose…

A vous de jouer… Racontez moi vos vécus en commentaire !!!