Sophrologie au quotidien : une journée de maman active

La Sophrologie, une philosophie de vie, une pratique quotidienne.

J’ai une vie, active, très active. Entre les enfants et le boulot, j’en ai déjà bien assez, je n’aurais cru pouvoir réussir à pratiquer la Sophrologie. « Prendre un temps pour moi » me paraissait impossible.  Ma faiblesse naturelle : me laisser emporter parce qu’il y a à faire, ne pas savoir m’arrêter.

Et bien si, j’en ai, des petits temps, tout le temps, même quand je travaille, même quand je suis dans les transports.Il me manquait la volonté, et la rigueur de la pratique, de comprendre que cela dépendait de moi. Il m’a fallu me dompter. J’ai essayé des exercices, j’en ai gardé quelques-uns, ceux qui me vont bien.

Voici les petits instants qui ont changé dans ma vie de tous les jours, comment quelques petits exercices de rien du tout ou tout simplement des « prises de conscience » impactent aujourd’hui ma manière de vivre.

Le réveil sonne, j’en ai choisi un au volume progressif,… Je m’accorde quelques minutes pour réveiller mon cerveau progressivement, bouger aussi mon corps progressivement. Ces premières minutes sont importantes…

À l’heure de la toilette, la douche est un « grand moment », je l’accompagne d’une prise de conscience du contact de l’eau sur mon corps, je reste particulièrement longtemps sur les parties qui me « font du bien », et parfois je l’accompagne de visualisations.

Je pratique aussi assez souvent le Neti kriya, surtout à l’automne et au printemps, et quand mon nez se bouche. C’est un lavage par de l’eau salée des fosses nasales et des sinus avec un petit récipient appelé « lota ». Après, j’apprécie particulièrement de respirer une huile essentielle que je choisis en fonction de mon état. Je pratique au moins 5 minutes des respirations ventrales calmes et méditatives, la version courte de cette « matinale » se termine avec une petite pensée sur ma journée : quelle couleur je lui donne, ce que je veux développer ou activer en moi. La version longue de ma « matinale » comprend une toilette du samouraï, terminant sur le geste du sabre et un « centrage » méditatif. Ce peut être aussi un réveil énergétique : Toilette énergétique.

Assez souvent, j’accompagne ma fille à son collège en scooter. Tout le monde le sait, la conduite en 2 roues est dangereuse, et nécessite beaucoup d’attention. Les jours de pluie sont même rocambolesques. Imaginez un scooter avec dessus la maman en tenue de travail, mais emballée dans un vêtement imperméable (pas sexy du tout), un sac entre les jambes, un sac à dos sur le ventre, la demoiselle elle aussi recouverte d’une cape, quelque petit sac au bras, et bien accrochée : j’aime sentir ses bras autour de ma taille, c’est aussi un bon câlin du matin. En général, la demoiselle poursuit un peu sa nuit en toute confiance – ça j’aurais du mal à le faire, à cheval comme ça -. Dans la nuit d’hiver et sous la pluie, je choisis de braver les klaxons et de ne pas slalomer entre les voitures : allure de grand-mère, tampis, sécurité d’abord, pleinement attentive à ce qui se passe, à la circulation, à mes sensations, à la pluie sur ma peau, les bruits, les émotions. Pour me garder pleinement attentive, à chaque arrêt, grâce aux feu rouges, je respire d’une manière tonique. Et je pratique aussi des mini « SDN »* en soufflant très fort très brièvement.  

J’ai réglé mon téléphone pour recevoir 2 alertes, une en cours de matinée, l’autre dans l’après-midi, je les ai appelées « respir« . Ce rappel m’est nécessaire pour faire une pause, car je suis du genre à plonger dans le boulot et ne pas savoir m’arrêter. Je m’oblige à bouger, sur mon siège, puis je sors de mon bureau, quelques pas, quelques étirements, je vais dans une petite cachette tranquille pour faire quelques exercices de respiration ou de méditation. (Exercices au bureau, et le très ludique pompage des épaules, ou le ressort)

J’ai aussi un autre « truc » : dès que j’ai un moment d’attente, devant l’ordinateur qui mouline ou au téléphone en attendant mon correspondant, je reviens à ma respiration. Toute contrariété, tout moment d’attente devient une aubaine pour se stopper, pour faire un « état des lieux », comment je vais, comment je me sens, comment je respire, etc.

Dans le temps de midi, souvent je pars marcher, faire un peu de sport, rencontrer des amies, ou tout simplement méditer.

Dans ma journée, si jamais j’ai un coup de fatigue, ce n’est pas un café que je prends, mais je pratique plutôt une série de respirations revigorantes (respiration au carré). Je m’ennuie dans une réunion ? Je respire. Ca ne se voit pas. Un coup d’énervement ? Une remontrance, une difficulté ? Je m’isole, parfois je me laisse pleurer, je lâche la tension, j’applique quelques exercices de SDN*, je soupire, et les pratiques d’activation du positif.

J’ai le trac pour la prochaine réunion que je vais devoir mener de « main de maître » ? Hop, quelques minutes avant, je me recentre.

De retour à la maison, je prends toujours un moment avec les enfants pour bavarder, danser parfois, pour les surprendre, faire des devoirs un moment d’échange ludique, faire l' »apéro » jus de fruit, Jouer à un jeu de société,… là tout le monde connait la chanson préparer le dîner et ranger, préparer le lendemain… Un moment que je savoure particulièrement : soit une lecture avec les enfants, soit la boite à kiff. Ils aiment ce moment complice.

… Et me coucher pas trop tard pour garder un moment pour lire… Avec la dernière étape, le chemin qui mène au sommeil

Si on additionne tous ces petits temps, je n’en ai pas « pris », par contre, je m’en suis donné et j’en ai gagné !!! Dans l’état d’esprit de la sophrologie, la vie devient une rencontre existentielle avec soi-même, avec le monde.

Et vous que faites vous au quotidien ?

Note : *Sophrodéplacement du négatif : libération des tensions physiques, et psychiques.

Pratiquer en autonome

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