Le baillement, le geste anti-stress

Bailler
Source image à la une https://youtu.be/fBtu6S4V7ck

Le bâillement est un des signes qui se déclenche fréquemment au cours d’une séance de sophrologie et qui indique que la détente fait son chemin… Ne vous y trompez pas. Que cela soit au travail, en classe, ou au lit, bailler ne veut pas toujours dire que vous vous ennuyez. Cette association de mouvements complexe et synergique survient involontairement, en réflexe, mais peut se provoquer : bailler pour se détendre ou pour augmenter sa vigilance.

Nous bâillons en moyenne 240 000 fois au cours de notre vie. Un bâillement dure en moyenne 6 secondes.

Le plus souvent, ce réflexe précède ou suit un état de sommeil, il marque un changement de vigilance. Le changement de tonus entraîne automatiquement le réflexe du bâillement.

Lorsqu’on est fatigué, nous avons tendance à respirer moins profondément. Moins d’oxygène se rend alors au cerveau, la température cérébrale augmente. Or, pour bien fonctionner, notre cerveau ne doit pas trop chauffer. Les étirements provoqués par le bâillement ouvrent les voies aériennes (augmentation de l’ouverture du pharynx) et mettent en mouvement les muscles associés à la respiration. Bâiller, permet de faire entrer de l’air par les narines et par la bouche, de refroidir le sang de la tête et donc de refroidir le cerveau. Le corps réclame le sommeil ou de se réactiver avec de l’oxygène. Sans doute pour la même raison, lorsque nous nous ennuyons, pour maintenir la vigilance, le corps réclame de l’oxygène.

Le réflexe agit comme un mécanisme de protection, pour éviter de s’endormir. Au volant, il vaut mieux écouter ce signe, qui indique que la vigilance a du mal à se faire. la pause s’impose pour éviter un risque accru d’accident.

Signe de sommeil ? Pas seulement !  Bâiller détend les muscles

En général, le bâillement exprime un besoin de notre organisme : non seulement un besoin de sommeil, mais aussi celui de détente ou de se nourrir.

On ne va pas simplement ouvrir la bouche, mais, aussi provoquer un étirement musculaire généralisé. Les muscles d’ouverture de la bouche vont en entraîner d’autres, simultanément en haut et en bas : ceux du crâne, et de part et d’autre des côtes pour atteindre le diaphragme jusqu’au plancher pelvien.

Il permet aussi de relancer la circulation du liquide céphalo-rachidien, réactivant aussi bien les échanges inter-crâniens que le système nerveux parasympathique et stimule les fonctions digestives en massant les organes internes (foie, reins, poumons). Il agit comme une sorte de gymnastique interne.

Le corps s’exprime pour attirer l’attention

Il le fait concrètement : on devient plus attentif à ce qu’il se passe autour de nous, cela permet de mieux se concentrer. L’oxygénation rapide du corps va libérer de l’énergie vitale utile. Il est possible que le bâillement puisse renforcer une partie spécifique du cerveau, appelée « Precuneus » qui semble jouer un rôle central dans la conscience, l’auto-réflexion, l’attention et la mémoire.*

Le bâillement permet de se sentir mieux dans son corps pour prendre du plaisir !

Les oreilles se bouchent, on ferme les yeux : on perd contact avec l’environnement. c’est un bref moment de jouissance et de bien-être… Les femmes ont souvent le réflexe de bailler lors des moments intimes.

Un réflexe commun à beaucoup d’espèces animales

Les mammifères, les reptiles, les oiseaux, les poissons ont été surpris en flagrant délit eux-aussi de bailler. Même les fœtus humains bâillent dans le ventre de leur mère !

Je baille, tu bailles, nous baillons ensemble

Non seulement bailler est un réflexe involontaire face à son propre besoin, mais il se provoque aussi par mimétisme.Si on voit quelqu’un bailler, on le fait aussi. Merci les neurones miroir ! Les personnes les plus empathiques ne peuvent résister. Les enfants réagissent et reproduisent le bâillement à partir de 1 ou 2 ans. Bailler est irrépressible, par contre, après le déclenchement de l’ouverture, on peut atténuer  les mouvements et le son en exécutant uniquement le mouvement en « intérieur ».

Bailler : un exercice facile antistress

Utilisez-le sans modération, mais discrètement pour qu’il ne soit pas mal interprété : ce petit geste antistress est facile à faire avant un examen ou une réunion importante.

On peut aussi provoquer le bâillement  pour déclencher le sommeil. Baillez au moins 6 fois bien largement !

On peut aussi pratiquer le bâillement dans un but thérapeutique pour détendre le corps et le sur-oxygéner : la médecine chinoise l’utilise pour stimuler les fonctions respiratoires et digestives.

Source image à la une, vidéo ci-dessus (https://youtu.be/fBtu6S4V7ck)
Sources de l’article :
  • http://blog.fleurancenature.fr/les-bienfaits-du-baillement/
  • http://www.psychologies.com/Bien-etre/Prevention/Hygiene-de-vie/Articles-et-Dossiers/Le-bon-geste-bailler-toute-la-journee
  • http://www.leparadissecret.com/2013/05/60-secondes-pour-changer-votre-cerveau.html
  • http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-bailler-est-pas-aussi-anodin-qu-on-pourrait-croire-543488.html
  • http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dossiers/d/medecine-bailler-plaisir-571/page/2/

* Selon des chercheurs de l’Institute of Neurology de Londres.

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